Jeux d’argent : 2019 commence mal pour certains marchés

L’année 2019 apporte son lot de déceptions, avec de nombreux changements législatifs et budgétaires qui n’enchanteront pas les pros des jeux d’argent.

En Europe, 2019 risque de ne pas être une bonne cuvée pour le secteur des jeux d’argent. Car plusieurs pays ont décidé de durcir leur législation, à partir du 1er janvier. Un début d’année difficile qui laisse présager le pire pour les joueurs de certains marchés européens. Mais aussi pour les opérateurs, puisque certaines taxes vont flamber.

L’Italie interdit la publicité pour les jeux d’argent

Le secteur des jeux d’argent est la bête noire du nouveau gouvernement italien. Qui n’a jamais caché sa volonté de le réformer, une fois élu. Sa première décision législative a donc été d’interdire les publicités promouvant ce genre d’activités. Conséquences : les annonces pour les jeux de hasard sont bannies depuis ce 1er janvier. Et ce, quel que soit le support (télévision, presse, radio, internet). Seule exception : la loterie nationale, évidemment.

Mais ce n’est pas tout ! Les équipes sportives n’ont plus le droit d’être sponsorisées par des opérateurs de jeux. Une décision qui a soulevé de nombreuses protestations. Notamment du côté des clubs de football, dont les partenariats avec ces sociétés étaient très lucratifs. Et pour couronner le tout, la taxe passe de 20 à 25% pour les jeux de casino et de 22 à 24% pour les paris sportifs. De plus, les jeux de grattage au détail subiront une augmentation comprise entre 2 et 20%, selon le débit du revendeur.

La nouvelle loi suisse entre en vigueur

Depuis le 1er janvier est entrée en vigueur la nouvelle loi sur les jeux d’argent en Suisse. Votée au printemps dernier, avec plus de 70% des voix en sa faveur, cette nouvelle réglementation permet aux joueurs de poker amateurs d’organiser des tournois en dehors des structures traditionnelles. À condition de respecter certaines restrictions (comme le nombre de participants et le montant maximal des paris). Concernant les jeux en ligne, autorisés à partir de sites détenus exclusivement par des établissements suisses, le Conseil fédéral approfondira la question avant la fin du premier semestre. Et à partir du 1er juillet, les plateformes étrangères ne pourront plus proposer leurs services aux joueurs helvètes, alors systématiquement redirigés vers une page d’avertissement.

L’Albanie se prononce contre les jeux d’argent en ligne

Ce pays européen, parmi les plus pauvres du vieux continent, est aussi celui qui possède le plus de boutiques de paris sportifs. Soit plusieurs milliers de bureaux pour 3 millions d’habitants. Pour combattre l’addiction aux jeux d’argent et la violence qu’elle engendre parfois, le gouvernement a donc pris une décision radicale. Fermer ces points de vente à partir du 1er janvier. Seule exception ? Les casinos sous licence installés dans les hôtels 5* des sites touristiques (hors proximité d’un établissement scolaire).

Hausse des taxes au Royaume-Uni

2019 ne sera probablement pas une bonne cuvée pour les opérateurs officiant sur le marché britannique, puisque le gouvernement a décidé d’une hausse de 6% des taxes. Cette augmentation vise principalement les casinos en ligne, dont le taux de prélèvement pourrait ainsi passer de 15 à 21%. Cette mesure, présentée à la Chambre des communes, ne sera applicable qu’à l’automne prochain. Sont exclus les paris sportifs, soumis à une fiscalité spéciale. Cette décision (la énième depuis quelques années) ne fait pas l’unanimité, même si certains sont plutôt soulagés par cette hausse « modérée ».

Portugal : vers une taxation unique à 25% ?

La même taxe pour tous les opérateurs de jeux d’argent en ligne, quelle que soit leur activité. C’est le pari du gouvernement portugais pour 2019. Un nouveau système d’imposition plus égalitaire, qui va faire quelques heureux (les taxés à 30%). Mais surtout beaucoup de déçus : les e-casinos au chiffre d’affaires modeste (= taxés actuellement à 15%) et les opérateurs de paris sportifs (8 ou 16%, selon le CA). L’application de ce taux fixe à 25% inscrit dans le projet budgétaire 2019 reste encore une énigme. Car sa formulation définitive, sa promulgation et son application officielle ne sont pas encore à l’ordre du jour.

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